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Liste des avocats par ordre d’ancienneté d’inscription au barreau
Diaporama

L’histoire du Barreau  

Fondée par l’empereur Auguste au début de notre ère et surnommée la « Petite Rome française » Nîmes est classée « Ville d'art et d'histoire ».

Outre ses célèbres monuments antiques, dont la Maison Carrée - temple romain du 1er siècle après J.-C. - inscrite depuis septembre 2023 sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, Nîmes est une ville d’où surgissent des équipements culturels résolument modernes tels que le Carré d’Art et le Musée de la Romanité.

La ville est aussi connue pour sa production textile qui a longtemps fait sa richesse, notamment la fameuse toile de Nîmes (ancêtre du « Denim ») dont la couleur a inspiré la réalisation de notre logo comme du site internet de notre Barreau.

C’est dans cette commune d’environ 150 000 habitants que siège notre Barreau à taille humaine qui compte aujourd’hui près de 400 avocats.

Les avocats exerçant au sein du barreau de Nîmes sont inscrits dans le ressort du Tribunal judiciaire de Nîmes, auquel est rattachée la juridiction d’Uzès.

Entre Provence, Cévennes et Méditerranée, Nîmes est également le siège d'une Cour d’appel dont le ressort s’étend sur l’ensemble du Gard, du Vaucluse, de l’Ardèche et de la Lozère.

La Cour d'appel de Nîmes est classée, au niveau de l'activité, au 13ème rang des 36 cours d'appel françaises.

La Cour d’assises du Gard siège à Nîmes.

Siègent également à Nîmes le Tribunal administratif, le Tribunal de commerce et un Conseil de prud’hommes.

L’HISTOIRE DU BARREAU

Le plus vieux témoignage de la présence des avocats dans la ville de Nîmes se trouve dans un testament mentionnant la fondation en 1309 de l'oeuvre de "l'avocat des pauvres" par un certain Louis Rodolphe dit "Raoul'.

La place des avocats dans la vie communale est attestée par le règlement arrêté entre les habitants de la ville de Nîmes, touchant le consulat et la police en 1476.

En vertu de ce règlement, chacun des électeurs doit nommer "pour le premier rang, quatre avocats gradués et versés dans la science du droit ; pour le second, quatre bourgeois, marchands ou médecins gradués ; pour le troisième, deux notaires et deux artisans ; et pour le quatrième, quatre laboureurs du nombre de ceux qui cultivent leur champ de leurs propres mains."

En 1552, sous le règne d'Henri II, en application de l'Edit de Fontainebleau, le Présidial de Nîmes est créé, compétent pour juger en dernier ressort des litiges civils dont l'intérêt n'excède pas une certaine somme.

La plus ancienne liste des avocats du Présidial de Nîmes date de 1560.

En 1588, à la demande des nobles, le maréchal de Montmorency décide que le premier rang dans le consulat, réservé aux avocats, serait désormais partagé entre eux et les nobles alternativement. Cela suscite l'ire des avocats qui refusent de siéger comme conseillers.

Le Présidial de Nîmes a disparu avec la Révolution en 1790, comme toutes les juridictions d'Ancien Régime.

Les corporations ont été dissoutes, dont celle des avocats.

Il faut attendre la loi du 27 ventôse An 8 de la République (18 mars 1800) pour la création de la Cour d'appel de Nîmes.

Refondé dans les années qui ont suivi, après avoir été supprimé sous la Terreur, notre barreau a donc une longue et riche histoire.

Il a compté en son rang maints intellectuels, hommes politiques, écrivains ou membres de l’académie.

Des hommes engagés, souvent en politique, qui portaient au-delà du Barreau les valeurs et l’éthique qui nous guident toujours aujourd’hui dans notre profession.

Adolphe Crémieux (1796-1880)

Il prête serment en 1817.

Sous le règne de Louis-Philippe, il s’installe à Paris, s’affirme comme un brillant avocat.

Il obtient l'abolition du serment more judaico, au formalisme humiliant, que les témoins de confession juive devaient prêter. En 1846, la cour de cassation abolit cette institution, considérant qu'un serment judiciaire doit être affranchi de toute allégeance au religieux et se faire en conscience.

Adolphe Crémieux est également un homme politique de premier plan.

Rallié à la République, il entre au gouvernement provisoire où il est nommé ministre de la Justice en 1848.

C’est cette année-là qu’est promulguée la Constitution de la IIème République qui dit que « La justice est rendue gratuitement au nom du peuple français ».

Il signe le décret du 10 mars 1848 accordant la liberté des cultes, le décret abolissant l’esclavage dans les colonies, supprime les peines d’exposition publique ainsi que le serment politique imposé aux fonctionnaires, et abolit la peine de mort en matière politique.

Il poursuit les réformes : réorganisation du jury, de la Cour de cassation, du Conseil d’État, des Tribunaux de commerce.

Le 24 octobre 1870, le "décret Crémieux" octroie la citoyenneté française aux "israélites indigènes" de l'Algérie.

Une rue de Nîmes porte le nom de cet illustre confrère.

Ferdinand Béchard (1799-1870)

Avocat au Barreau de Nîmes, il est bâtonnier de 1832 à 1834.

Membre de l'Académie du Gard de 1831 à 1839, l’Académie française lui décerne son prix Bordin en 1863 pour ses œuvres : « Droit municipal dans l'Antiquité » et « Droit municipal au Moyen-âge ».

Gaston Crémieux (1836-1871)

Né dans un milieu modeste, Gaston Crémieux travaille pour payer ses études de droit et parvient à devenir avocat.

Il est inscrit au barreau de Nîmes en 1857.

Parallèlement à son activité d'avocat, il s'essaie au journalisme qu'il marque de son empreinte via le journal "L'Avenir" dans lequel il diffuse les idées républicaines de liberté de pensée et liberté de la presse, d'émancipation de la classe ouvrière et de lutte contre l'injustice sociale.

Très vite, il dérange le pouvoir et est surveillé par la police.

Il quitte le barreau de Nîmes pour ouvrir un cabinet à Marseille.

Gaston Crémieux prend la tête de la seconde Commune de Marseille avec le journaliste Clovis Hugues et les futurs députés Emile Bouchet et Maurice Rouvier.

Il est arrêté et, seul condamné à mort, fusillé le 30 novembre 1871 au Pharo.

Refusant qu'on lui bande les yeux, il commande aux soldats sa propre fusillade et les prie, par respect pour ses parents, de ne pas le viser au visage.

Ses derniers mots sont : « Visez à la poitrine. Ne frappez pas la tête. Feu ! Vive la République... »

Le 29 novembre 2025, veille de la date de commémoration de son exécution, une plaque commémorative a été apposée sur sa maison natale située 11 bis, rue du Chapitre à Nîmes.

La cérémonie s'est déroulée en présence de Maître Jean-François Crémieux, avocat au barreau de Paris, dont Gaston Crémieux était le trisaïeul.

Ce fut l'occasion d'évoquer le destin tragique d'un ascendant éponyme auquel le barreau de Paris rend hommage sur son site.

Émile Reinaud (1854-1924)

Inscrit au Barreau de Nîmes en 1879, il est élu bâtonnier en 1909.

Il est maire de Nîmes de 1892 à 1900.

Il est également Président de l’Académie de Nîmes à partir de 1905.

Au début de la guerre 1914-1918, des détournements de dons collectés au bénéfice des victimes de guerre avaient été constatés. Au début de l’année 1916, les parlementaires créent une commission de contrôle des œuvres de guerre pour éviter de telles dérives. Émile Reinaud en est le président.

Bernard de Montaut-Manse (1893-1958)

Erudit doublé d’un orateur exceptionnel, Bernard de Montaut-Manse est une figure du Barreau de Nîmes.

Il est également poète et, encore jeune félibre, prend la parole le jour des obsèques de Frédéric Mistral en 1914.

Suivant les traces de son père et de son grand-père, il prête serment en 1919.

Manadier aussi, Bernard de Montaut-Manse est président de la Confrérie des gardians de 1937 à 1958.

Le marquis Folco Javon de Baroncelli, également éleveur de taureaux et poète ami de Frédéric Mistral, apprend que la société protectrice des animaux assigne les toreros et les organisateurs d’une corrida dans les arènes de Nîmes à l’audience du 17 novembre 1921.

Avec Bernard de Montaut-Manse, ils organisent dans la capitale gardoise « La Levée des Tridents », un rassemblement de cavaliers, tridents camarguais à la main, se réclamant du « Peuple du Taureau », venant proclamer leur attachement à leur culture méridionale.

Les défendeurs, assistés par Maître Émile Reinaud, gagnent leur procès.

Cent ans plus tard, en novembre 2021, Nîmes connaît une reconstitution historique de « La Levée des Tridents » : 2 000 cavaliers ralliant l’Esplanade Charles de Gaulle pour se rassembler face au Palais de Justice.


Le Barreau de Nîmes comporte un institut international de droit taurin rassemblant des avocats français et espagnols travaillant ensemble, de façon transversale, sur les questions liées à la tauromachie sur un plan juridique, mais aussi philosophique, sociologique ou économique à l’occasion de colloques et autres travaux.

Bernard de Montaut-Manse s’illustre aussi en 1953 en défendant Eva Closset, la cantatrice qui incendia le Théâtre de Nîmes par vengeance à la suite du refus du directeur d’engager son beau-fils en qualité de choriste.

Il est Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Nîmes en 1955/1956.

Charles Bedos (1903-1966)

Il est inscrit au Barreau de Nîmes en 1919.

Pendant l’occupation, son domicile sert de boîte aux lettres pour des membres de la Résistance en zone sud.

A partir du 29 mars 1943, ceux-ci sont jugés par la section spéciale de la cour d'appel de Nîmes.

C’est dans un contexte très difficile que Charles Bedos et Maurice Delran plaident en faveur de Vincent Faïta et Jean Robert, condamnés à mort et guillotinés le 22 avril 1943 dans la cour du palais de Justice.

Charles Bedos devient une cible pour les collaborateurs.

En octobre 1943, il est arrêté par la Gestapo et déporté au camp de concentration de Mauthausen.

A la Libération, il revient à Nîmes, malade et marqué, puis accepte de prendre la présidence de la Fédération Départementale des Déportés Politiques du Gard.

Le 1er septembre 1945, il prononce un discours mémorable dans les arènes, « De l'impossibilité de décrire », pour évoquer l’horreur de l'enfer nazi.

80 ans plus tard, le 1er septembre 2025, une cérémonie commémorative a eu lieu dans les arènes en présence de nombreux avocats.
 


Charles Bedos finit par reprendre son activité d’avocat et devient bâtonnier en 1958.

Le 29 mars 2010, une plaque à sa mémoire est apposée par le barreau de Nîmes sur la façade du palais de Justice.



Jean-Louis Debré, alors Président du Conseil Constitutionnel fait le déplacement dans la préfecture du Gard pour assister à cette cérémonie d’hommage.

Monsieur Jean-Paul Boré, président de l'association "Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation" (AFMD) délégation Gard,  lui a consacré un ouvrage intitulé " Cérémonies d'hommage au Bâtonnier Charles Bedos, de la défense de Jean Robert et Vincent Faïta à la déportation."

Jean Ménard (1921-2011)

A la fin de l’année 1940, il entre en résistance, distribuant tracts, journaux et explosifs.

En juin 1942, il est arrêté pour propagande gaulliste et incarcéré à la maison d’arrêt de Nîmes, avant d’être relâché trois mois plus tard.

Il prête serment le 9 novembre 1942, devant la Cour d’appel de Nîmes, deux jours avant que la zone libre ne soit occupée par les armées allemandes.

De nouveau arrêté puis relâché en février 1943, il suit l’itinéraire des plus courageux en prenant le maquis « Aigoual Cévennes », participant à l’élaboration des plans pour libérer Nîmes et former les futures milices patriotiques.

A la Libération de la ville, il participe aux opérations de nettoyage et de sécurisation. Mobilisé, il termine la guerre au Centre d’Instruction d’Artillerie.

Il entre ensuite au cabinet de Maître Edgar Tailhades, « son maître » comme il aimait à l’appeler, qui appartenait comme lui au mouvement de résistance « Combat » et qui l’avait défendu en 1942.

Pierre-Henri Teitgen, fondateur du mouvement de résistance « Liberté » devenu « Combat », nommé Garde des Sceaux en 1945, loue le grand patriotisme de Jean Ménard.

En 1948, Jean Ménard assiste avec Maître Tailhades au procès du « crime du mas de Lauze », à la condamnation à mort de l’assassin et son exécution, la dernière à Nîmes, qui le conduit à réfléchir sur la peine de mort.

Il s’engage en politique et siège au conseil municipal de Nîmes.

Il exerce un mandat de bâtonnier en 1983/1984

Jean Ménard prend sa retraite en 1986.

L’année suivante, il est élu à l’Académie de Nîmes en remplacement d’Edgar Tailhades (décédé en 1986).

Le barreau c’est aussi des femmes.

La première femme inscrite au barreau de Nîmes est Nicole ANTOINE en 1928.

La première élue bâtonnier est Chantal CHABANON-CLAUZEL qui a exercé son mandat en 2011/2012. C’est à elle qu’est revenu l’honneur de prononcer l’éloge funèbre de notre confrère Jean Ménard.

Un siècle après l’inscription de Nicole ANTOINE au barreau de Nîmes, celui-ci est composé aux deux tiers de femmes.

Pour la première fois en novembre 2023, le Barreau de Nîmes a élu un binôme : Maître Séverine MOULIS, Bâtonnier, et Maître Romain LEONARD, Vice-Bâtonnier, pour accomplir le mandat 2024/2025.

En tout temps, le barreau de Nîmes s’est illustré par la modernité de ses initiatives et l’originalité de ses institutions.

L’avocaterie des pauvres

Par testament du 25 février 1459, un certain Pierre Radulphi (homonyme de son précédesseur Louis Rodolphe) institue à Nîmes « l’avocaterie des pauvres » (« Domus advocati pauperum »).

Il désigne comme premier titulaire de cette charge, destinée à la défense bénévole des indigents, veuves et orphelins, un bachelier en droit.

Il lègue sa maison de la rue Fresque (anciennement rue de la Juiverie) et un patrimoine important permettant de faire fonctionner l’institution.

Une ordonnance d'Antoine Aimeri, lieutenant du sénéchal, prescrivant l'apposition des scellés sur l'immeuble et la publication du testament (le 31 août 1484) fait office d'acte constitutif de l'avocatie des pauvres.

Ces biens sont nationalisés à la Révolution et aujourd’hui l’immeuble, répertorié par le Ministère de la Culture, est dans le patrimoine de la ville de Nîmes, sous la responsabilité du CCAS.

Les avocats des pauvres du XXème siècle :
  • de 1898 à 1923 : Maître Maurice de MONTAUT 
  • de 1924 à 1946 : Maître Armand ANJALRAS 
  • de 1947 à 1949 : Maître Joseph ESPITALIER 
  • de 1950 à 1972 : Maître Jean LABAT 
  • de 1973 à 1983 : Maître André GALY 
  • de 1983 à 2000 : Maître Jean-Pierre FLOUTIER
L’avocaterie des pauvres est tombée en désuétude, mais les avocats nîmois continuent à prodiguer conseils et aide aux plus démunis d’autres manières (consultations gratuites distribuées par l'Ordre ou interventions dans les Centres Départementaux d’Accès au Droit et dans les Maisons de Justice et du Droit). Ils restent en cela fidèles au serment d’humanité qu’ils prêtent depuis des siècles.

Cette avocaterie préfigurait l’aide juridictionnelle.

Monsieur Bernard Filio, ancien greffier au tribunal judiciaire de Nîmes, a consacré un ouvrage sur cette institution originale, intitulé "Tancrède, le greffier nîmois et l'avocat des pauvres", préfacé par Monsieur Régis Cayrol, ancien magistrat au Tribunal judiciaire de Nîmes.

L’avocat de l’enfant

Les avocats nîmois sont engagés depuis 1993 dans la défense des enfants dans le cadre d’un partenariat avec le Conseil départemental.

Au-delà des permanences qui sont organisées et des consultations gratuites qui sont dispensées en cabinets, les avocats de l’enfant interviennent aussi dans les établissements scolaires ou structures d’accueil de l’enfance pour informer les plus jeunes sur leurs droits.

La médiation

Alors que l’Etat fait aujourd’hui la promotion des modes amiables de règlement des différends (MARD), le Barreau de Nîmes crée dès l’année 2000, sous l’égide du Bâtonnier Jacques COUDURIER, l’association MEDIATION 30.

Les membres de l’association, avocats en exercice ou anciens avocats, ont suivi une formation spécifique et interviennent dans le cadre de médiations conventionnelles ou judiciaires.

Leur solide formation juridique et leur expérience doublées de leur formation spécifique de médiateurs fait d’eux des interlocuteurs particulièrement qualifiés.

Au fait des problématiques rencontrées comme des solutions possibles, ils accompagnent les parties qui veulent tenter de régler amiablement leur différend.
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